Retour à l'accueil

Union régionale des Scop Auvergne-Rhône-Alpes

La Démocratie nous réussit

Bioparhom, une Scop pour manager l'innovation

SCOP / Bioparhom, une Scop pour manager l’innovation
 
Print Friendly
16 Octobre 2015

Au départ de BioparHom, il y a une invention, issue des travaux de recherche de Marie-Valérie Moreno à l’Université de Compiègne : l’impédancemètre Z-Métrix. Et puis il y a une start-up fondée par trois jeunes en 2008. Créativité, prise de risques et business : suite à des difficultés financières, les salariés de Bioparhom font le choix de repartir en Scop.

Une invention

L’invention de BioparHom, c’est un impédancemètre multifréquence, le Z-Métrix. Pour schématiser, cet appareil innovant est un outil de mesure et d’analyse de composition corporelle. Il utilise une technique consistant à injecter un flux d’électrons dans le corps afin de mesurer la résistance des tissus biologiques et d’en récupérer les signaux. Validé par les milieux scientifiques et médicaux, il est principalement utilisé dans les domaines de la santé et du sport (dont l’INSEP). En médecine, l’impédancemétrie professionnelle permet par exemple de quantifier l’eau pendant une dialyse. En sport, elle permet d’évaluer l’état de forme/fatigue de l’athlète, de quantifier son hydratation, sa masse musculaire et d’adapter son entraînement et sa nutrition en conséquence. En bien-être, il permet, entre autre, de qualifier une perte de poids.

Une équipe

A l’origine de cette invention : deux jeunes ingénieurs et docteurs de l’Université de Technologie de Compiègne qui décident de créer une start-up pour commercialiser leur appareil en 2008. Placée sur un marché de niche, l’entreprise est mise en redressement judiciaire fin 2014. La créativité était au rendez-vous mais le modèle a eu du mal à trouver son marché. Emmenées par Marie-Valérie Moreno, responsable scientifique et accompagnées par l’Union Régionale des Scop, les trois salariées décident de revenir à l’origine du projet de BioparHom, et malgré plusieurs solutions qui s’offraient à elles, elles décident de reprendre BioparHom en Scop. Pour Marie-Valérie Moreno et l’équipe, le « chapeau juridique » Scop vient officialiser un mode de fonctionnement souhaité dès l’origine du projet et déjà mis en place au sein de l’équipe : partage des décisions et des risques, sens de la collaboration, transparence…

Un business

Restait à renforcer la force commerciale de Bioparhom. L’équipe recrute alors un Gérant, directeur commercial, Samuel Chemin au parcours prédestiné : 7 années de coopération dont 5 en tant que co-gérant de la coopérative d’activités Cabestan alliées à une solide expérience dans le milieu sportif. Un signe qui ne trompe pas : les cinq salariés s’associent à la Scop et reçoivent le soutien de deux Scop de la région. Alma (SSII grenobloise – 130 salariés) et SET Corporation SA (entreprise de fabrication de machines micro-électronique reprise par 40 de ses salariés en 2012, à St Jeoire – 74) choisissent d’investir dans la nouvelle Scop. Derrière ces investissements, il y a bien sûr une logique financière, mais aussi un choix de réseau entre ces entreprises qui partagent territoire, valeurs et compétences de pointe en informatique et électronique. Ces investissements sont complétés par deux autres partenaires commerciaux et industriels de BioparHom, confiants dans la poursuite du projet, ainsi que par certaines aides proposées par l’Union Régionale. Un nouveau départ qui prend une belle tournure pour BioparHom, avec un chiffre d’affaires prévisionnel de 503 000€, des sollicitations d’organismes publics et privés pour des études sur la bio-impédance, des produits existants confortés et la finalisation imminente de trois nouveaux dispositifs en passe d’être commercialisés : détection de la dénutrition, quantification de la chimiothérapie, qualification et quantification de la ventilation assistée du patient en détresse respiratoire…