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Foire aux questions
La SCOP est-elle une société
commerciale ?
Oui, la SCOP est une société commerciale et elle peut exercer
son activité dans tous les domaines. Le capital social minimum
est de 3 750 €; pour une SCOP constituée sous forme SARL avec
au moins deux associés-salariés.
Il est de 18500 € pour une SCOP constituée sous forme de SA
avec au moins 7 associés-salariés. Comme toute société
commerciale, le risque des associés est limité aux apports
en capital.
Quelles sont les différences
avec une entreprise traditionnelle ?
La particularité de l'entreprise SCOP est d'être véritablement
l'affaire de ceux qui y travaillent. Tout nouvel embauché a vocation,
après formation, à devenir associé. Les associés-salariés,
" les coopérateurs ", participent alors aux choix stratégiques
de l'entreprise lors des assemblées générales annuelles.
Quel est le pouvoir d'un
associé-salarié ?
La règle en vigueur entre les associés salariés est
celle de la démocratie. Chaque associé salarié dispose
d'une voix dans l'assemblée générale, quel que soit
la part de capital qu'il détient.
Cette règle est le reflet des valeurs coopératives et la
base d'un esprit d'entreprise fort.
Donc ce sont les associés
salariés qui apportent le capital, mais est-ce suffisant ?
Au fil des années, la SCOP va consolider peu à peu sa structure
financière. Au-delà de l'apport initial des fondateurs,
elle se renforce :
- par les apports en capitaux des nouveaux embauchés qui deviennent
associés ;
- par le prélèvement sur salaire (de 1 à 5 %) auquel
consentent les associés salariés pour augmenter le capital
social.
- par la transformation en parts sociales des bénéfices
annuels reçus par chaque salarié coopérateur au titre
de la " part travail " ou au titre des dividendes.
Et le capital peut-il être
remboursé ?
Lorsqu'un associé quitte l'entreprise, la SCOP lui rembourse son
capital. Société à capital variable, la SCOP enregistre
sans formalité particulière les variations de son capital
social.
Le statut des salariés
est-il différent dans une SCOP ?
Le statut des salariés (associés ou non) de la SCOP est
le même que celui de tous les salariés en matière
de législation du travail, de sécurité sociale, de
convention collective, etc…
Le dirigeant lui-même, de par la loi, relève du régime
général des salariés et peut bénéficier
par exemple des indemnités de chômage.
Une SCOP peut-elle admettre
des associés non salariés ?
Une récente réforme de la loi coopérative permet
aux SCOP d'admettre au capital social des investisseurs ou organismes
financiers ; leurs parts doivent être inférieures à
50% du capital social qui doit rester majoritairement en possession des
associés salariés.
Comment sont répartis
les résultats ?
Comme toute entreprise, la SCOP doit réaliser des profits. Ces
profits sont équitablement répartis entre 3 composantes
: la SCOP, les associés et les salariés. Ils sont affectés
:
- aux réserves de l'entreprise pour au moins 16%
- aux salariés pour au moins 25%. Cette " part travail "
fait l'objet le plus souvent d'un accord de participation.
- aux associés, en rémunération du capital, pour
un montant automatiquement inférieur à la " part travail
" ou au réserves.
Pourquoi faut-il constituer
des réserves ?
Au fil des années, les réserves financières constituées
à partir des résultats s'accumulent. Impartageables entre
les associés, elles ne peuvent servir qu'au financement de l'entreprise.
Elles pérennisent l'entreprise.
Comment sont élus
les dirigeants ?
Le dirigeant de SCOP est élu par les associés salariés.
Ce sont donc ses qualités professionnelles et d'animateur qui l'imposent
à la tête de l'équipe.
Y a-t-il une fiscalité
propre aux SCOP ?
Comme toute société commerciale, les SCOP arrêtent
leurs comptes sociaux, acquittent la TVA et l'impôt sur les sociétés
aux taux en vigueur. Mais pour tenir compte des particularités
de leur fonctionnement, et notamment de la non-appropriation de leurs
réserves, l'Etat exonère les SCOP de la taxe professionnelle.
Par ailleurs, les sommes issues de la participation et bloquées
dans le cadre d'un accord de participation permettent, par la constitution
d'une provision pour investissement d'un montant égal, de diminuer
très sensiblement l'assiette de l'impôt sur les bénéfices.
Quel est le but de la révision
coopérative ?
Pour pouvoir se prévaloir du statut et bénéficier
de ses particularités fiscales, la SCOP doit répondre de
son fonctionnement coopératif et être inscrite sur une liste
établie par le Ministère du Travail.
La loi impose également une expertise exercée périodiquement
pour s'assurer du bon fonctionnement de la coopérative. Cette expertise,
que l'on nomme Révision coopérative, permet aux dirigeants
de bénéficier d'un conseil extérieur et de valider
des choix stratégiques sur des points sensibles. La révision
est un outil d'aide au développement.
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