Reprise de BCS par les salariés

  BCS en bref
  implantation : Rumilly (74)
Activité : tannerie
Dirigeants : René Liauzon
Effectif : 28 salariés
CA prévisionnel : 6.000.000 €
 

 

La tannerie BCS à Rumilly vient juste d'être reprise par ses salariés en coopérative. Cette solution s'est trouvée être la meilleure pour assurer la continuité de son activité, suite à la décision du groupe JAL de se recentrer sur son activité principale.

Le groupe JAL a cherché une porte de sortie à BCS, 28 salariés, une entreprise dont les savoir-faire sont importants mais dont la rentabilité n'est pas jugée suffisante par les acteurs industriels et les investisseurs traditionnels.

Ce sont donc les salariés qui se sont mobilisés pour réaliser la reprise en coopérative, accompagnés par l'Union Régionale des SCOP Rhône-Alpes, avec en perspective de continuer à développer la diversification de leur production, notamment en direction des cuirs de luxe.

 

CREONS : de la Ville à la Campagne

  Renseignements :
  CREONS
04 78 39 93 08
info@creons.fr

Depuis 2003 CREONS accompagne ceux qui souhaitent, à moyen ou long terme, s'installer à la campagne en créant ou en reprenant une entreprise. Ces porteurs de projet, salariés ou demandeurs d'emploi qui habitent Lyon ou ses environs, ont besoin de rencontrer des professionnels afin de :
- valider leur projet,
- acquérir la méthodologie et les outils indispensables à sa mise en œuvre,
- rencontrer les professionnels ruraux sur leur potentiel lieu d'implantation.

Cette action s'inscrit en complémentarité de l'accompagnement des réseaux d'appui à la création ou à le reprise d'entreprise. En permettant aux porteurs de projet de laisser mûrir leur projet jusqu'à son aboutissement, elle leur assure les meilleures conditions de réussite. L'action concerne 150 porteurs de projet par an et mobilise un véritable réseau de partenaires.

Des professionnels de l'accompagnement

CREONS valide la faisabilité et la cohérence du projet de vie professionnelle et d'une installation à la campagne. L'accompagnement permet la mise en relation et assure l'articulation nécessaire entre le porteur de projet et les professionnels ruraux de la Drôme, Loire, Ardèche. Ces professionnels ruraux sont les Sites de Proximité. Ils ont l'expérience et la connaissance de leur territoire, des acteurs locaux et des potentiels de développement du lieu d'implantation.

Grâce à un cofinancement public et européen, cette action est accessible gratuitement aux porteurs de projet urbains de l'agglomération lyonnaise. CREONS reçoit le porteur de projet, réalise un diagnostic du projet, définit un plan d'action et de mise en oeuvre du projet, oriente vers les professionnels ruraux qui poursuivent l'accompagnement.

CREONS, une coopérative engagée pour l'entrepreneuriat

Membre actif du réseau LVE -Lyon Ville de l'Entrepreneuriat-, CREONS accompagne et forme les porteurs de projet de création et reprise d'entreprises depuis 1993 (350 en 2005). Les salariés de CREONS ont choisi en 2001 le statut coopératif pour poursuivre l'activité.

 

Loi de sauvegarde des entreprises :
Prévention & Retournement intéresse les patrons de St-Etienne

Karine Iglicki, Responsable développement à l'Union Régionale des SCOP Rhône-Alpes, participait avec l'association Prévention & Retournement à la tenue d'une nouvelle rencontre sur le thème de la sauvegarde des entreprises. Ce rendez-vous d'information a rassemblé environ 80 patrons et décideurs à la CCI de St Etienne le 26 juin 2006.

Des possibilités ouvertes aux entreprises pour prévenir et traiter les difficultés

La rencontre était l'occasion pour les participants de faire le point sur les nouvelles opportunités ouvertes par la Loi de sauvegarde. Celles-ci permettent de prévenir ou de traiter les difficultés que peuvent rencontrer les entreprises, notamment:
- l'accompagnement du dirigeant dans la négociation amiable avec ses créanciers principaux ;
- la possibilité pour le dirigeant d'enclencher la procédure de sauvegarde avant l'état de cessation de paiement, pour garder la maîtrise de la procédure et suspendre les créances antérieures ;
- le traitement judiciaire de la situation sous le contrôle du tribunal de commerce.

Les échanges animés par Gilles Robert LOPEZ, Avocat spécialisé en droit commercial et droit social, étaient menés par plusieurs experts, parmi lesquels Pierre LANTERMOZ, Président du Tribunal de commerce de Saint-Etienne, Eric ETIENNE-MARTIN et Bruno SAPIN, Administrateurs judiciaires, et Dominique POIGNON, Banquier.

Plus d'info sur www.prevention-retournement.org


L'association Terre Vivante poursuit son action en coopérative

L'association Terre Vivante vient de choisir le statut de coopérative de production pour poursuivre son activité en plein développement. L'objectif de cette opération est double : mettre en adéquation la forme juridique de la structure avec la réalité de son fonctionnement, et affirmer dans le même temps que l'activité économique et entrepreneuriale peut s'inscrire dans une démarche responsable, tant du point de vue environnemental que du point de vue social.


Une ambition : changer l'économie de l'intérieur

Créée en 1979, l'association s'est en effet transformée en SCOP en décembre 2005. Pour autant, l'ambition première demeure intacte. Terre Vivante, à travers ses publications et son centre d'écologie pratique à Mens (38), s'adresse au grand public avec un message : il est aussi possible à l'échelle de chacun de produire, d'habiter et de consommer de manière écologique, c'est-à-dire en respectant l'environnement et sa santé.

La préoccupation environnementale est en effet de plus en plus présente au sein de la société, et tire l'activité vers le haut. La revue " Les 4 saisons du jardinage " compte à ce jour 28.000 abonnés, ses livres (175 000 vendus en 2005) sont notamment une référence en matière d'habitat écologique et son centre de découverte de l'écologie accueille 25.000 visiteurs chaque année. Au total, Terre Vivante a réalisé un chiffre d'affaires de 3,2 M€ en 2005, dont l'activité édition représente 55%.


Le choix naturel du statut coopératif

C'est la conjonction de plusieurs phénomènes qui ont poussé l'association à franchir le pas de la transformation, avec l'accompagnement du réseau SCOP Entreprises. D'abord, le dernier des fondateur partait à la retraite, entraînant tout naturellement une transition.

Ensuite, adopter le statut SCOP correspondait à reconnaître pleinement le rôle des salariés dans l'activité : ce sont eux qui faisaient vivre l'association sans pour autant être statutairement impliqués dans sa gestion. Sur les 19 salariés qui se sont vu proposer de devenir associés de la coopérative, 18 ont accepté. Ils disposent désormais chacun d'une voix pour exprimer leur choix lors des assemblées générales de la SCOP Terre Vivante.

Enfin, le choix de se transformer en entreprise coopérative est bien celui de confronter à l'économie des valeurs qui sont celles d'un développement durable : solidité économique, responsabilité sociale et environnementale. Un choix en complète cohérence avec l'ambition de Terre Vivante.


Plus d'info sur Terre Vivante : www. terrevivante.org


Caracol : un marché prometteur, des valeurs porteuses

  Caracol en bref
  implantation : Grenoble (38)
Activité : Maçonnerie, charpente bois
Dirigeants : Jorge LAMBER et Juliane COURT
Effectif : 5 salariés
CA prévisionnel : 240.000 €
 

 

Ils étaient six en septembre 2005 à lancer, après un an de préparation, Caracol. La nouvelle coopérative est spécialisée dans la construction utilisant les matériaux terre, bois et d'origine végétal.

Un projet solide
Axée sur la conception bioclimatique, Caracol propose une offre étendue : conseil et accompagnement pour la conception architecturale, gros œuvre et une bonne part du second œuvre, ainsi que la formation et assistance technique pour aider à promouvoir et perpétuer le savoir-faire.

Bref, un projet mûri qui intègre une large palette de prestations complémentaires sur un marché en plein essor, à l'heure des préoccupations grandissantes au sujet de l'environnement et du retour à des savoirs-faires et des matériaux dont les avantages sont d'autant plus remarquables que l'énergie devient chère.

Le statut adopté, celui de SARL SCOP correspond également bien à leur projet : égalité dans l'entreprise et promotion de l'autonomie, un mode de production en co-responsabilité, où les tâches, les risques et les réussites sont partagés. Cette dimension trouve à s'illustrer jusque dans la mise en place d'une co-gérance, assurée aujourd'hui par Jorge LAMBER et Juliane COURT, et qui a vocation à être renouvelée régulièrement.

L'effet réseau
Ils ont trouvé au sein du réseau SCOP Entreprises un accompagnement lors de leur création, et un appui au montage financier de leur projet. Au total, le plan de financement s'est monté à 45.000 €. Il comprend :
- l'apport des associés en capital (9.000 €)
- un Prêt à la Création d'Entreprise accordé par la BDPME (19.000 €)
- un prêt participatif de SOCODEN, société financière du réseau SCOP Entreprises (10.000 €)
- un prêt à moyen terme du Crédit Coopératif (7.000 €).

Aujourd'hui suivis par l'Union régionale des SCOP, l'équipe de Caracol a pour objectif de développer les partenariats avec des sociétés coopératives, associations et entreprises. Une démarche déjà entamée avec la SCOP d'architectes Atelier EO et avec Akterre, centre de distribution de matériaux naturels et centre de formation.

 

30 nouvelles sociétés coopératives en Rhône-Alpes en 2005

Après 25 SCOP et 300 emplois créés en 2004, 2005 est une nouvelle année de développement pour l’Union Régionale. Ce sont en effet 30 nouvelles entreprises qui ont été créées ou reprises en coopérative cette année. 290 personnes qui ont choisi le statut SCOP pour concrétiser leur projet, avec un chiffre d’affaires prévisionnel global qui se monte à 23 M€.

Le réseau coopératif poursuit son action volontariste pour les accompagner. En particulier, les outils financiers SOFISCOP, SOCODEN, SEP et SPOT ont été mobilisés à cet effet à hauteur de 1,1 M€.

Parmi les 30 nouvelles coopératives de production, 13 sont des créations ex-nihilo et 17 des reprises d’entreprises par les salariés. Dans cette dernière catégorie, la part des transmissions d’entreprises saines est en nette augmentation par rapport à 2004. Une tendance qui devrait se poursuivre et s’amplifier en 2006

 

VTE : reprise en coopérative avec la participation du Groupe Casino

L'association VTE, Violences Travail Environnement, a été reprise en coopérative le 19 juillet 2005. Le choix du statut coopératif s'est notamment imposé pour affirmer sa dynamique de développement de son activité commerciale.

VTE propose en effet un ensemble de solutions d'appui aux personnels confrontés à la violence, guichetiers, caissiers, chauffeurs de bus, chargés de relations avec le public... Ses interventions couvrent à la fois l'urgence, suite à un braquage ou une agression par exemple, et la mise en oeuvre de programmes d'accompagnement.

La participation du Groupe Casino et de la STAS

Les compétences de VTE sont reconnues bien au delà de St Etienne, ville où est implantée la nouvelle coopérative. En attestent des clients comme le Grand Lyon, les Autoroutes du Sud de la France (ASF), ou la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain.

Mieux encore, le Groupe Casino et la STAS, la société de transports en commun de St Etienne, sont entrés au capital de la SCOP à hauteur de 49%. L'ensemble du plan de financement, 37.000 €, comprend également un appui significatif du mouvement coopératif, avec un apport de SOCODEN de 10.000 €. Les salariés de la SCOP VTE prévoient pour 2006 un chiffre d'affaires de 280.000 €.

Pour en savoir + : www.violences-travail-environnement.net

 

Yvon ZACO : j'ai transmis mon entreprise à mes salariés
sous la forme d'une SCOP, et tout le monde y a trouvé son intérêt !

COEG (Coordination Etudes Générales), à Lyon (69)
Transmission d'entreprise in bonis aux salariés

" En 2004, lorsque j'ai fêté mes 63 ans, j'ai estimé que le moment était venu de céder COEG (Coordination Etudes Générales), entreprise que j'avais créée seul en 1974 et qui a pour spécialité la maîtrise d'œuvre d'exécution.
N'ayant pas de successeur au sein même de ma famille, j'ai commencé de m'informer sur les diverses possibilités de cession dès l'année 2000.
Dans un premier temps, j'ai proposé à mon principal collaborateur, directeur technique et co-actionnaire avec 10 % des parts, de reprendre l'entreprise. Mais, si ce dernier souhaitait ardemment poursuivre l'activité de COEG, il ne voulait pas pour autant perdre les avantages inhérents à son statut de salarié acquis depuis 1980 dans notre société.
Pendant plus d'un an et demi, j'ai "tourné en rond" sans trouver de solution. Entre-temps, j'ai réalisé que la valeur de mon entreprise était surtout liée à ses ressources humaines. Au cours des 25 dernières années, j'avais en effet noté que l'ensemble du personnel se serrait les coudes chaque fois qu'une difficulté survenait. En conséquence, il était indispensable de conserver ce "noyau dur" et de rechercher un acquéreur qui maintienne l'équipe en place. J'ai trouvé un repreneur, mais dès les premiers contacts, la détérioration du climat de travail semblait inévitable ; il n'a pas donné suite.
Dans l'impasse, nous avons alors, avec mon principal collaborateur et associé, évoqué la solution SCOP. Hormis PROCOBAT, une entreprise voisine qui avait ce statut, nous ne savions que très peu de choses sur les sociétés coopératives. Nous avons mené notre "enquête" et nous nous sommes tournés vers l'URSCOP (*) qui a examiné les comptes de l'entreprise et a conclu à la faisabilité de l'opération avec l'appui d'une assistance bancaire, la banque coopérative notamment.

Une œuvre commune est en train de se développer !

Après avoir pesé le pour : une succession qui se réalise dans de bonnes conditions économiques et sociales pour le cédant comme pour les salariés ; et le contre : l'éventuelle difficulté pour le personnel d'accorder sa confiance à un nouveau dirigeant, mon principal collaborateur et moi avons opté pour la solution de la société coopérative avec l'assentiment de tous : chacun des six salariés a participé financièrement au capital à lever.
Ainsi, j'ai transmis mon entreprise à mes salariés sous la forme d'une SCOP, et tout le monde y a trouvé son intérêt ! Cette solution a permis à mes collaborateurs de conserver leur outil de travail. Ils ont aussi trouvé là une nouvelle motivation à leur emploi ; ça se ressent ! Aujourd'hui, ils se sentent davantage concernés ; ils s'intéressent à tout ce qui concerne la vie de l'entreprise, chacun sort de son domaine d'activité ; une œuvre commune est en train de se développer !
Autre avantage de la formule : nous avons trouvé la possibilité d'une transmission progressive, avec un contrat d'accompagnement. En effet, la cession n'a porté que sur 51 % des parts ; j'en garde 49 % que je m'engage à ne pas céder avant 4 ans, fin 2008. Cette temporisation donne du temps à la transmission de l'outil de travail, ce qui rassure les salariés repreneurs et les clients. Elle permet aussi d'échelonner la transmission des savoirs : nous pouvons sereinement vider le réservoir des acquis que j'ai accumulés pendant 30 ans à la tête de COEG.
"

 

Une formation pour les femmes créatrices

La société coopérative CEREF organise, avec l'appui de la Région Rhône-Alpes et les Agences locales pour l'emploi, une formation spécifique pour les femmes ayant un projet d'activité ou un projet d'entreprise.

Prochaines réunions d'information avant le début de la formation :

- le 12 juillet
- le 6 septembre

Rénseignements et inscriptions : 04 78 50 09 82

télécharger l'affiche

 

 

 

 

 

 

Transmission - reprise d'entreprise : les salariés pour assurer la continuité

Les entreprises étaient présentes sur le Salon des entrepreneurs de Lyon, du 15 au 17 juin 2005 :

  • stand 106 (village 1)
  • sur 3 ateliers, notamment dédiés à la transmission et reprise d'entreprise par les salariés

Pour en savoir plus,
rendez-vous dans l'Espace "Les entreprises coopératives en Rhône-Alpes'

 

 

 

 

Reprise de CERALEP par ses salariés
Isolateurs industriels en céramique
Avril 2004

Visite inaugurale
de la SCOP CERALEP le 16 avril 2004

90 personnes étaient présentes le 16 avril 2004 pour une inauguration improvisée de la SCOP CERALEP. Avec autour des salariés : Didier Guillaume et Gérard Chaumontet, Président et Vice-président du Conseil Général, Gérard Betton, Président de la Communauté de Communes des 2 Rives, Jacques Cheval, Maire de St Vallier, ainsi que Guy Babolat, Directeur de l'Union Régionale des SCOP Rhône-Alpes et Karine Iglicki, Responsable des créations et reprises d'entreprises à l'UR SCOP.

Suite à de graves difficultés et à des transferts d'activités organisés par sa maison mère, la société CERALEP dépose le bilan en septembre 2003. La liquidation judiciaire intervient en janvier 2004. Mais nombre de personnes, au premier rang desquels les salariés eux-mêmes, n'entendent pas se résigner.

C'est ainsi que l'idée émerge d'une reprise de l'entreprise par les salariés. Une idée qui fera son chemin et aboutira à la définition d'un véritable projet économique : en effet, le 15 avril 2004, CERALEP est reprise par ses salariés sous forme de société coopérative (SCOP). La quasi-totalité des salariés devient actionnaire de l'entreprise qui se recentre sur son cœur de métier : la fabrication d'isolateurs en céramique pour la haute et très haute tension, la téléphonie, et le nucléaire.

A leurs côtés, de multiples partenaires se sont engagés :
- les habitants de St Vallier (26), constitués en association de soutien,
- des élus de St Vallier, de la communauté de communes des 2 Rives, du Conseil Général de la Drôme et du Conseil Régional Rhône-Alpes.
- le Mouvement coopératif à travers son Union Régionale et ses différentes sociétés financières (Socoden, Sofiscop Sud-Est, Spot et S.E.P)
- des partenaires financiers comme le Crédit Coopératif, l'IDES (Institut de Développement de l'Economie Sociale) ou encore Factor M
- ainsi que IEDV (plateforme d'initiative locale de la Drôme)

Les principaux clients de CERALEP en France et à l'étranger ont également apporté leur soutien au projet, la qualité des produits de l'entreprise étant reconnue.
Parmi les clients de CERALEP : SNCF, EDF, INEO, CEPEL, AREVA, ALSTHOM, PIRELLI, THALES, CEGELEC, SPIE…

Le plan de reprise permet de maintenir 58 emplois, plus ceux liés à la sous-traitance. Un financement global de 1,5 M€ a pu être mobilisé, dont 100 K€ apportés par les salariés qui détiendront 51% du capital de la société.

L'avenir, l'ensemble des parties prenantes l'envisagent avec responsabilité mais aussi avec optimisme, notamment grâce au développement d'un produit innovant : des cuves de stockage de produits radioactifs pour le CEA.


Mosaïque Environnement
Bureau d'études Environnement, à Villeurbanne (69)
Création ex nihilo

" Pour franchir le pas de la création, notre complémentarité a été déterminante "
Ils étaient trois à travailler dans un bureau d'études Environnement, avec chacun leur spécialité. Patrick dans l'inventaire faune et flore, Solveig sur les études environnement, Karine sur les études d'impact des grands projets d'infrastructure et leur planification.
Ensemble, ils avaient déjà acquis une grande autonomie dans la conduite de projet, et des profils complémentaires. Lorsque l'entreprise a procédé à des licenciements économiques, ils ont saisi l'occasion pour créer leur propre entreprise.
" En réalité, il n'y a que le risque financier que nous n'avions pas à assumer auparavant. "

L'appui d'un réseau : efficace et sécurisant
Intéressés par le statut SCOP, connu grâce à la rencontre de confrères travaillant en coopérative, les trois porteurs de projet ont contacté l'Union Régionale des SCOP. Partant sur des bases solides, le montage du projet a pu être efficace, et réalisé en un mois. Un financement a été obtenu, doté pour un tiers par SOCODEN, société financière du Mouvement coopératif, pour deux tiers par le Crédit coopératif avec une garantie de la plateforme d'initiative locale RDI.

Mosaïque Environnement est née le 1er avril 1998
" La première année nous a demandé un très gros investissement personnel, il fallait se faire connaître. Mais c'était en même temps une période d'euphorie. Et puis le suivi de l'Union Régionale était très sécurisant. " Aujourd'hui, la SCOP emploie 6 salariés et réalise 265 K€ de chiffre d'affaires.

 

DAMI
Matériel et services informatiques, à Tournon (07)
Reprise d'une entreprise en difficulté par ses salariés

DAMI est une société réputée dans les services informatiques à Tournon, Valence et Montélimar, forte d'une expérience de 12 ans. Surgissent des problèmes financiers et bientôt, la solution de reprise de l'entreprise par ses salariés, sous statut SCOP, apparaît être le bon choix.
Laurent Plantin, nouveau gérant de DAMI, se souvient : "l'idée de passer de salarié à actionnaire nous a tout d'abord laissé bouche bée, mais l'équipe était motivée. Nous nous sommes impliqués dans toutes les étapes de la reprise pour défendre notre projet, y compris auprès de nos clients, dont beaucoup nous ont encouragé".

Deux mois pour boucler le projet de reprise
AGF SCOP a d'abord pour rôle de conseiller les repreneurs, et de les aider à bâtir un projet viable. DAMI s'est donc recentré sur ses locaux historiques de Tournon, et a conservé 10 des 24 salariés. Les 6 associés, moins de 30 ans en moyenne, ont en outre réuni chacun entre 3.000 et 4.500 € pour financer le projet et lever les capitaux nécessaires.

"Tout a été fait pour faciliter la reprise"
Après le dépôt de bilan, tout va très vite. L'Union Régionale des SCOP accompagne les repreneurs, et coordonne l'action de ses partenaires, en collaboration avec les différents acteurs institutionnels.
"Le Tribunal de commerce et l'administrateur judiciaire ont joué le jeu pour que l'activité se poursuive sans interruption. AGF SCOP nous est apparue comme un chef d'orchestre : ça nous a permis de faire des choses que l'on aurait pas pu faire seuls".

Financements mobilisés :
Prêt participatif SOCODEN, outil du Mouvement coopératif : 45 K€
Prise de participation par SEP : 7,5 K€
Prise de participation au capital par la SCOP Alma (38) : 7,5 K€
Prêt d'honneur par la Plateforme d'initiative locale Ardèche Nord Initiative : 15 K€
Garantie France Active via la Plateforme d'initiative locale IEDV : 29 K€
Apport France Active par son FCPIE : 28 K€
Fonds 1001 Talents : 10 K€
Complément du Conseil Général de l'Ardèche : 5 K€
Prêt Crédit Coopératif : 22,5 K€
Prêt Caisse d'Epargne : 22,5 K€
Subvention EDEN aux 6 associés salariés : 36,5 K€
Chéquiers Conseil accordés par la Préfecture de l'Ardèche.

DAMI existe sous statut SARL SCOP depuis décembre 2002. Son activité est déjà au-dessus du prévisionnel établi pour la reprise.

 

Transmission d'entreprise sur le Grand Lyon
PIC EQUAL PACEREL
Une opération pilotée par les SCOP, la Chambre des Métiers du Rhône, la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon et la CGPME

AGF SCOP s'est associée à la Chambre des Métiers du Rhône, à la Chambre de Commerce et d'Industrie de Lyon et à la CGPME pour mener une étude sur la transmission d'entreprise sur le territoire du Grand Lyon. Cette opération, pilotée par le Grand Lyon, entre dans le cadre d'un Programme d'Inétrêt Communautaire intitulé PACEREL.

L'étude, conduite par Patricia Brunel-Maillet, a porté sur un échantillon de 1500 entreprises de moins de 100 salariés, parmi les 5000 qui sont amenées à changer de main d'ici 5 à 10 ans. Il en ressort notamment que pour 69% d'entre elles, le dirigeant n'a encore entamé aucune démarche.

25 avril : l'ensemble des acteurs de la transmission d'entreprise se sont réunis en présence de Pierre-Alain Muet, vice président du Grand Lyon chargé du développement économique. L'UR SCOP, partenaire de l'étude, et la Fédération des SCOP du BTP étaient au rendez-vous pour réfléchir aux solutions permettant de faciliter cette période cruciale de la vie de l'entreprise.

L'étude, qui a permis de dégager trois axes de travail, ont fait l'objet d'approfondissements en ateliers :
la sensibilisation des cédants,
leur mise en relation avec les repreneurs,
les aspects techniques d'une transmission bien organisée.

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La transmission d'entreprises n'est certes pas un phénomène nouveau. Ce qui est plus nouveau, en revanche, c'est la mesure de l'enjeu collectif qu'elle représente pour l'équilibre économique des territoires. Un tel enjeu ne peut être relevé que par une action concertée de tous les partenaires. C'est cette action que PACEREL a permis d'initier. Les Scop s'y sont naturellement impliquées car, même si seulement 10% des cédants évoquent aujourd'hui cette solution (1), nous sommes persuadés que la reprise d'entreprises par les salariés, sous forme coopérative, constitue une formule d'avenir.
Bruno Lebuhotel, Président d'AGF SCOP Entreprises Rhône-Alpes.
(1) source : enquête Médiamétrie en 2003 pour la CCIP
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GRAPE Innovations
Formation, recherche et conseil pour le secteur de la petite enfance, à Lyon (69)
Transformation d'association en SCOP

Distinguée en 2002 par le Trophée des Jeunes créateurs de la CGPME, la société coopérative GRAPE Innovations illustre par son parcours la cohérence du cadre de la coopérative avec un projet porté par une équipe.

Avec neuf salariés permanents, dont 7 associés, GRAPE Innovations est spécialisée dans les activités de formation, recherche et conseil pour le secteur de la petite enfance. Un secteur où les structures d'entreprises sont rares, et où GRAPE Innovations, nouvelle société coopérative créée en 2000, fait figure d'exception.
Pourtant, le choix de ce statut, la nouvelle équipe le ressent comme très exactement adapté à son projet. Un projet qui vise à développer les complémentarités pour créer l'innovation.

Créée en 1978 sous forme associative, l'équipe a développé depuis lors un savoir faire reconnu, expressément dédié "à l'amélioration des conditions de vie et d'accueil des jeunes enfants". Le fonctionnement privilégie la complémentarité d'approches extrêmement diversifiées : à côté des spécialistes petite enfance, psychologues, sociologues, architectes, artistes, philosophes, enrichissent l'approche des problématiques, et créent l'innovation.
Mais dans l'association, des difficultés, liées à des problèmes de gestion, surviennent, en 97, puis à nouveau en 2000.

Réalisme économique et cohésion

Avoir su faire preuve de réalisme économique et de cohésion, tels sont les ingrédients qui ont permis à l'équipe de réussir.
Pour Catherine GILLIOZ, gérante de la société, cet équilibre a été trouvé naturellement dans le cadre du statut de coopérative, qui est apparu comme tout à fait approprié lorsqu'il s'est agi de faire la reprise de l'association. Analyse des erreurs passées, et des points forts à conserver, nouvelle structuration de l'équipe et de l'offre de services, mise en place d'outils de gestion : les grandes lignes du nouveau projet ont été rapidement mises en place, avec la contribution de chacun, permettant à la nouvelle structure de démarrer en janvier 2001. 18 K€ étaient alors apportés par les associés, complétés par des prêts à hauteur de 43 K€.

18 mois après, la nouvelle structure a fait ses preuves : objectifs de chiffre d'affaires tenus pour le premier exercice, prévision de hausse de 10 % pour le second, et quasi doublement des effectifs permanents depuis la création.

La pluri-disciplinarité a été maintenue, et la capacité d'innovation est régulièrement stimulée par les activités d'étude et de recherche pour le compte des collectivités locales. Aujourd'hui de nouvelles pistes s'ouvrent auprès des professionnels du soin pour l'accompagnement des enfants en situations difficiles.

 

La coopérative d'emploi et d'activité
Pour les entrepreneurs isolés et les porteurs de projet :
Une solution pour tester et développer son activité

Christophe Guguen, responsable export à temps partagé
Entrepreneur salarié chez AXALP (74
)

Fort de son expérience de responsable export dans plusieurs sociétés, Christophe Guguen souhaitait créer sa propre activité en indépendant, tout en conservant son statut de salarié. Son projet : un service export international pour plusieurs sociétés.

"La coopérative d'emploi et d'activité permet de se concentrer sur son métier"

Christophe Guguen est depuis un an chez AXALP. Il a pu, après une courte phase de test, développer son activité auprès de clients Américains, Canadiens, Belges, Néerlandais, Luxembourgeois et, plus anecdotiquement, Japonais. La coopérative d'emploi et d'activité correspondait exactement à ce qu'il recherchait : un statut de salarié, la possibilité de mener son affaire en solo, un cadre convivial, et le confort de se délester de l'aspect administratif, comptable et juridique de son activité. Une structure qui lui "permet de se concentrer sur son métier" : il travaille aujourd'hui pour 4 fromageries et réalise un chiffre d'affaire de 5000 € par mois, comprenant le service d'animation et de prospection commerciale, ainsi que les commissions sur les ventes.

Gauthier Fournel, charpentier menuisier
Entrepreneur salarié chez SMTS (38)

A 26 ans, Gauthier Fournel a déjà bien roulé sa bosse. Il a travaillé dans 11 entreprises d'ébénisterie ou de charpente, et s'est associé un moment dans une société de pose de cuisine intégrée. C'est chez SMTS qu'il a trouvé le cadre qui lui convient : depuis un an, il prend son autonomie progressivement, une indépendance qu'il recherche depuis longtemps.

Un cadre pour apprendre, et pour envisager l'avenir

"Ce que je trouve chez SMTS : je fonctionne comme un artisan, mais avec un statut de salarié, et des services de gestion," résume Gauthier Fournel. Pour l'heure, il travaille avec Olivier Schulz, charpentier zingueur et entrepreneur salarié de la coopérative d'emploi et d'activté. Avec lui, il apprend à gérer l'aspect commercial d'une activité autonome. Gauthier travaille sur les chantiers d'Olivier, et inversement. Progressivement, Gauthier se fait un nom, une clientèle, et poursuit son rêve : développer une activité d'ébéniste d'art à côté de son activité charpente. Pouvoir partager son temps sur les activités qui lui plaisent, voilà un autre avantage qu'il trouve dans la formule coopérative d'emploi et d'activité.