|

Opération
réussie pour Adret et Territoires
| |
Adret et Territoires en bref |
| |
implantation : Voreppe (38)
Activité :bureau d'études
Dirigeantes : Anouck Letterman & Aurélie Chamaret
Effectif : 4 salariés
CA prévisionnel : 180.000 € |
| |
|
Dernière née des SCOP, ADRET ET TERRITOIRES
(Voreppe - 38), bureau d'étude en stratégie de territoire
et de développement durable, a été reprise il y a
seulement un mois !
" Le dirigeant ne souhaitait plus en assurer la gérance, c'est
sur son initiative que nous avons été consultées.
Si l'on reprenait l'entreprise, cela allait de soi que ce serait en SCOP,
une forme d'entreprise adaptée à ce que l'on " vend
" et qui correspond à l'état d'esprit dans lequel on
travaille. " explique Anouck Letterman, une des deux co-gérantes,
31 ans seulement.
Aujourd'hui, plus de logique de hiérarchie, mais de vrais échanges.
Pourtant la transmission, même épaulée par le fondateur,
n'a pas été facile. " On était loin d'être
des gestionnaires. Le montage financier et juridique a pris 9 mois mais
le soutien de l'Union Régionale nous a permis d'obtenir un prêt
intéressant. C'est ce qui a fait la différence. "
"Pour
financer la reprise, nous nous sommes mobilisées à hauteur
de 3 500 €. Les consultants d'AGF SCOP nous ont accompagnées
pour finaliser le tour de table. "
- prêt d'honneur ADISE : 10 000 €
- CREDIT COOPERATIF : 12 000 €
- prêt participatif SOCODEN : 10 000 €
Au total, 35 500 € permettent à ADRET ET TERRITOIRES de poursuivre
aujourd'hui son activité de conseil en stratégie territoriale
de développement durable auprès des collectivités
et de développer une offre spécifique à destination
des entreprises."
CREONS
: de la Ville à la Campagne
Depuis 2003 CREONS accompagne ceux qui souhaitent, à
moyen ou long terme, s'installer à la campagne en créant
ou en reprenant une entreprise. Ces porteurs de projet, salariés
ou demandeurs d'emploi qui habitent Lyon ou ses environs, ont besoin de
rencontrer des professionnels afin de :
- valider leur projet,
- acquérir la méthodologie et les outils indispensables
à sa mise en uvre,
- rencontrer les professionnels ruraux sur leur potentiel lieu d'implantation.
Cette action s'inscrit en complémentarité
de l'accompagnement des réseaux d'appui à la création
ou à le reprise d'entreprise. En permettant aux porteurs de projet
de laisser mûrir leur projet jusqu'à son aboutissement, elle
leur assure les meilleures conditions de réussite. L'action concerne
150 porteurs de projet par an et mobilise un véritable réseau
de partenaires.
Des professionnels de l'accompagnement
CREONS valide la faisabilité et la cohérence
du projet de vie professionnelle et d'une installation à la campagne.
L'accompagnement permet la mise en relation et assure l'articulation nécessaire
entre le porteur de projet et les professionnels ruraux de la Drôme,
Loire, Ardèche. Ces professionnels ruraux sont les Sites de Proximité.
Ils ont l'expérience et la connaissance de leur territoire, des
acteurs locaux et des potentiels de développement du lieu d'implantation.
Grâce à un cofinancement public et européen,
cette action est accessible gratuitement aux porteurs de projet urbains
de l'agglomération lyonnaise. CREONS reçoit le porteur de
projet, réalise un diagnostic du projet, définit un plan
d'action et de mise en oeuvre du projet, oriente vers les professionnels
ruraux qui poursuivent l'accompagnement.
CREONS, une coopérative engagée pour
l'entrepreneuriat
Membre actif du réseau LVE -Lyon Ville
de l'Entrepreneuriat-, CREONS accompagne et forme les porteurs de projet
de création et reprise d'entreprises depuis 1993 (350 en 2005).
Les salariés de CREONS ont choisi en 2001 le statut coopératif
pour poursuivre l'activité.
Loi
de sauvegarde des entreprises :
Prévention & Retournement intéresse les patrons de St-Etienne
Karine Iglicki, Responsable développement à l'Union
Régionale des SCOP Rhône-Alpes, participait avec l'association Prévention
& Retournement à la tenue d'une nouvelle rencontre sur le thème de la
sauvegarde des entreprises. Ce rendez-vous d'information a rassemblé environ
80 patrons et décideurs à la CCI de St Etienne le 26 juin 2006.
Des possibilités ouvertes aux entreprises pour
prévenir et traiter les difficultés
La rencontre était l'occasion pour les participants
de faire le point sur les nouvelles opportunités ouvertes par la Loi de
sauvegarde. Celles-ci permettent de prévenir ou de traiter les difficultés
que peuvent rencontrer les entreprises, notamment:
- l'accompagnement du dirigeant dans la négociation amiable avec ses créanciers
principaux ;
- la possibilité pour le dirigeant d'enclencher la procédure de sauvegarde
avant l'état de cessation de paiement, pour garder la maîtrise de la procédure
et suspendre les créances antérieures ;
- le traitement judiciaire de la situation sous le contrôle du tribunal
de commerce.
Les échanges animés par Gilles Robert LOPEZ, Avocat
spécialisé en droit commercial et droit social, étaient menés par plusieurs
experts, parmi lesquels Pierre LANTERMOZ, Président du Tribunal de commerce
de Saint-Etienne, Eric ETIENNE-MARTIN et Bruno SAPIN, Administrateurs
judiciaires, et Dominique POIGNON, Banquier.
Plus d'info sur www.prevention-retournement.org
L'association
Terre Vivante poursuit son action en coopérative
L'association
Terre Vivante vient de choisir le statut de coopérative de production
pour poursuivre son activité en plein développement. L'objectif
de cette opération est double : mettre en adéquation la
forme juridique de la structure avec la réalité de son fonctionnement,
et affirmer dans le même temps que l'activité économique
et entrepreneuriale peut s'inscrire dans une démarche responsable,
tant du point de vue environnemental que du point de vue social.
Une ambition : changer l'économie de l'intérieur
Créée en 1979, l'association s'est en
effet transformée en SCOP en décembre 2005. Pour autant,
l'ambition première demeure intacte. Terre Vivante, à travers
ses publications et son centre d'écologie pratique à Mens
(38), s'adresse au grand public avec un message : il est aussi possible
à l'échelle de chacun de produire, d'habiter et de consommer
de manière écologique, c'est-à-dire en respectant
l'environnement et sa santé.
La préoccupation environnementale est en effet
de plus en plus présente au sein de la société, et
tire l'activité vers le haut. La revue " Les 4 saisons du
jardinage " compte à ce jour 28.000 abonnés, ses livres
(175 000 vendus en 2005) sont notamment une référence en
matière d'habitat écologique et son centre de découverte
de l'écologie accueille 25.000 visiteurs chaque année. Au
total, Terre Vivante a réalisé un chiffre d'affaires de
3,2 M€ en 2005, dont l'activité édition représente
55%.
Le choix naturel du statut coopératif
C'est la conjonction de plusieurs phénomènes
qui ont poussé l'association à franchir le pas de la transformation,
avec l'accompagnement du réseau SCOP Entreprises. D'abord, le dernier
des fondateur partait à la retraite, entraînant tout naturellement
une transition.
Ensuite, adopter le statut SCOP correspondait à
reconnaître pleinement le rôle des salariés dans l'activité
: ce sont eux qui faisaient vivre l'association sans pour autant être
statutairement impliqués dans sa gestion. Sur les 19 salariés
qui se sont vu proposer de devenir associés de la coopérative,
18 ont accepté. Ils disposent désormais chacun d'une voix
pour exprimer leur choix lors des assemblées générales
de la SCOP Terre Vivante.
Enfin, le choix de se transformer en entreprise coopérative
est bien celui de confronter à l'économie des valeurs qui
sont celles d'un développement durable : solidité économique,
responsabilité sociale et environnementale. Un choix en complète
cohérence avec l'ambition de Terre Vivante.
Plus d'info sur Terre Vivante : www.
terrevivante.org
Caracol
: un marché prometteur, des valeurs porteuses
| |
Caracol en bref |
| |
implantation : Grenoble (38)
Activité : Maçonnerie, charpente bois
Dirigeants : Jorge LAMBER et Juliane COURT
Effectif : 5 salariés
CA prévisionnel : 240.000 € |
| |
|
Ils étaient six en septembre
2005 à lancer, après un an de préparation, Caracol.
La nouvelle coopérative est spécialisée dans la construction
utilisant les matériaux terre, bois et d'origine végétal.
Un projet solide
Axée sur la conception bioclimatique, Caracol propose une offre
étendue : conseil et accompagnement pour la conception architecturale,
gros uvre et une bonne part du second uvre, ainsi que la formation
et assistance technique pour aider à promouvoir et perpétuer
le savoir-faire.
Bref, un projet mûri qui intègre une large
palette de prestations complémentaires sur un marché en
plein essor, à l'heure des préoccupations grandissantes
au sujet de l'environnement et du retour à des savoirs-faires et
des matériaux dont les avantages sont d'autant plus remarquables
que l'énergie devient chère.
Le statut adopté, celui de SARL SCOP correspond
également bien à leur projet : égalité dans
l'entreprise et promotion de l'autonomie, un mode de production en co-responsabilité,
où les tâches, les risques et les réussites sont partagés.
Cette dimension trouve à s'illustrer jusque dans la mise en place
d'une co-gérance, assurée aujourd'hui par Jorge LAMBER et
Juliane COURT, et qui a vocation à être renouvelée
régulièrement.
L'effet réseau
Ils ont trouvé au sein du réseau SCOP Entreprises un accompagnement
lors de leur création, et un appui au montage financier de leur
projet. Au total, le plan de financement s'est monté à 45.000
€. Il comprend :
- l'apport des associés en capital (9.000 €)
- un Prêt à la Création d'Entreprise accordé
par la BDPME (19.000 €)
- un prêt participatif de SOCODEN, société financière
du réseau SCOP Entreprises (10.000 €)
- un prêt à moyen terme du Crédit Coopératif
(7.000 €).
Aujourd'hui suivis par l'Union régionale des
SCOP, l'équipe de Caracol a pour objectif de développer
les partenariats avec des sociétés coopératives,
associations et entreprises. Une démarche déjà entamée
avec la SCOP d'architectes Atelier EO et avec Akterre, centre de distribution
de matériaux naturels et centre de formation.
VTE
: reprise en coopérative avec la participation du Groupe Casino
L'association
VTE, Violences Travail Environnement, a été reprise en coopérative
le 19 juillet 2005. Le choix du statut coopératif s'est notamment
imposé pour affirmer sa dynamique de développement de son
activité commerciale.
VTE propose en effet un ensemble de solutions d'appui
aux personnels confrontés à la violence, guichetiers, caissiers,
chauffeurs de bus, chargés de relations avec le public... Ses interventions
couvrent à la fois l'urgence, suite à un braquage ou une
agression par exemple, et la mise en oeuvre de programmes d'accompagnement.
La participation du Groupe
Casino et de la STAS
Les compétences de VTE sont reconnues bien au
delà de St Etienne, ville où est implantée la nouvelle
coopérative. En attestent des clients comme le Grand Lyon, les
Autoroutes du Sud de la France (ASF), ou la Compagnie Parisienne de Chauffage
Urbain.
Mieux encore, le Groupe Casino et la STAS, la société
de transports en commun de St Etienne, sont entrés au capital de
la SCOP à hauteur de 49%. L'ensemble du plan de financement, 37.000
€, comprend également un appui significatif du mouvement coopératif,
avec un apport de SOCODEN de 10.000 €. Les salariés de la
SCOP VTE prévoient pour 2006 un chiffre d'affaires de 280.000 €.
Pour en savoir + : www.violences-travail-environnement.net
Yvon
ZACO : j'ai transmis mon entreprise à mes salariés
sous la forme d'une SCOP, et tout le monde y a trouvé son intérêt
!
COEG (Coordination
Etudes Générales), à Lyon (69)
Transmission d'entreprise in bonis aux salariés
"
En 2004, lorsque j'ai fêté mes 63 ans, j'ai estimé
que le moment était venu de céder COEG (Coordination Etudes
Générales), entreprise que j'avais créée seul
en 1974 et qui a pour spécialité la maîtrise d'uvre
d'exécution.
N'ayant pas de successeur au sein même de ma famille, j'ai commencé
de m'informer sur les diverses possibilités de cession dès
l'année 2000.
Dans un premier temps, j'ai proposé à mon principal collaborateur,
directeur technique et co-actionnaire avec 10 % des parts, de reprendre
l'entreprise. Mais, si ce dernier souhaitait ardemment poursuivre l'activité
de COEG, il ne voulait pas pour autant perdre les avantages inhérents
à son statut de salarié acquis depuis 1980 dans notre société.
Pendant plus d'un an et demi, j'ai "tourné en rond" sans
trouver de solution. Entre-temps, j'ai réalisé que la valeur
de mon entreprise était surtout liée à ses ressources
humaines. Au cours des 25 dernières années, j'avais en effet
noté que l'ensemble du personnel se serrait les coudes chaque fois
qu'une difficulté survenait. En conséquence, il était
indispensable de conserver ce "noyau dur" et de rechercher un
acquéreur qui maintienne l'équipe en place. J'ai trouvé
un repreneur, mais dès les premiers contacts, la détérioration
du climat de travail semblait inévitable ; il n'a pas donné
suite.
Dans l'impasse, nous avons alors, avec mon principal collaborateur et
associé, évoqué la solution SCOP. Hormis PROCOBAT,
une entreprise voisine qui avait ce statut, nous ne savions que très
peu de choses sur les sociétés coopératives. Nous
avons mené notre "enquête" et nous nous sommes
tournés vers l'URSCOP (*) qui a examiné les comptes de l'entreprise
et a conclu à la faisabilité de l'opération avec
l'appui d'une assistance bancaire, la banque coopérative notamment.
Une uvre commune est en train de se
développer !
Après avoir pesé le pour : une succession qui se réalise
dans de bonnes conditions économiques et sociales pour le cédant
comme pour les salariés ; et le contre : l'éventuelle difficulté
pour le personnel d'accorder sa confiance à un nouveau dirigeant,
mon principal collaborateur et moi avons opté pour la solution
de la société coopérative avec l'assentiment de tous
: chacun des six salariés a participé financièrement
au capital à lever.
Ainsi, j'ai transmis mon entreprise à mes salariés sous
la forme d'une SCOP, et tout le monde y a trouvé son intérêt
! Cette solution a permis à mes collaborateurs de conserver leur
outil de travail. Ils ont aussi trouvé là une nouvelle motivation
à leur emploi ; ça se ressent ! Aujourd'hui, ils se sentent
davantage concernés ; ils s'intéressent à tout ce
qui concerne la vie de l'entreprise, chacun sort de son domaine d'activité
; une uvre commune est en train de se développer !
Autre avantage de la formule : nous avons trouvé la possibilité
d'une transmission progressive, avec un contrat d'accompagnement. En effet,
la cession n'a porté que sur 51 % des parts ; j'en garde 49 % que
je m'engage à ne pas céder avant 4 ans, fin 2008. Cette
temporisation donne du temps à la transmission de l'outil de travail,
ce qui rassure les salariés repreneurs et les clients. Elle permet
aussi d'échelonner la transmission des savoirs : nous pouvons sereinement
vider le réservoir des acquis que j'ai accumulés pendant
30 ans à la tête de COEG."
Reprise
de CERALEP par ses salariés
Isolateurs
industriels en céramique
Avril 2004
 |
Visite inaugurale
de la SCOP CERALEP le 16 avril 2004
90 personnes étaient présentes
le 16 avril 2004 pour une inauguration improvisée de la SCOP
CERALEP. Avec autour des salariés : Didier Guillaume et Gérard
Chaumontet, Président et Vice-président du Conseil Général,
Gérard Betton, Président de la Communauté de
Communes des 2 Rives, Jacques Cheval, Maire de St Vallier, ainsi que
Guy Babolat, Directeur de l'Union Régionale des SCOP Rhône-Alpes
et Karine Iglicki, Responsable des créations et reprises d'entreprises
à l'UR SCOP. |
Suite à de graves difficultés
et à des transferts d'activités organisés par sa
maison mère, la société CERALEP dépose le
bilan en septembre 2003. La liquidation judiciaire intervient en janvier
2004. Mais nombre de personnes, au premier rang desquels les salariés
eux-mêmes, n'entendent pas se résigner.
C'est ainsi que l'idée émerge d'une reprise
de l'entreprise par les salariés. Une idée qui fera son
chemin et aboutira à la définition d'un véritable
projet économique : en effet, le 15 avril 2004, CERALEP est reprise
par ses salariés sous forme de société coopérative
(SCOP). La quasi-totalité des salariés devient actionnaire
de l'entreprise qui se recentre sur son cur de métier : la
fabrication d'isolateurs en céramique pour la haute et très
haute tension, la téléphonie, et le nucléaire.
A leurs côtés,
de multiples partenaires se sont engagés :
- les habitants de St Vallier (26), constitués en association de
soutien,
- des élus de St Vallier, de la communauté de communes des
2 Rives, du Conseil Général de la Drôme et du Conseil
Régional Rhône-Alpes.
- le Mouvement coopératif à travers son Union Régionale
et ses différentes sociétés financières (Socoden,
Sofiscop Sud-Est, Spot et S.E.P)
- des partenaires financiers comme le Crédit Coopératif,
l'IDES (Institut de Développement de l'Economie Sociale) ou encore
Factor M
- ainsi que IEDV (plateforme d'initiative locale de la Drôme)
Les principaux clients de CERALEP en France et à
l'étranger ont également apporté leur soutien au
projet, la qualité des produits de l'entreprise étant reconnue.
Parmi les clients de CERALEP : SNCF, EDF, INEO, CEPEL, AREVA, ALSTHOM,
PIRELLI, THALES, CEGELEC, SPIE
Le plan de reprise permet de
maintenir 58 emplois, plus ceux liés à la sous-traitance.
Un financement global de 1,5 M€ a pu être mobilisé,
dont 100 K€ apportés par les salariés qui détiendront
51% du capital de la société.
L'avenir, l'ensemble des parties prenantes l'envisagent
avec responsabilité mais aussi avec optimisme, notamment grâce
au développement d'un produit innovant : des cuves de stockage
de produits radioactifs pour le CEA.
Mosaïque
Environnement
Bureau d'études
Environnement, à Villeurbanne (69)
Création ex nihilo
" Pour franchir le pas de la création,
notre complémentarité a été déterminante
"
Ils étaient trois à travailler dans un bureau d'études
Environnement, avec chacun leur spécialité. Patrick dans
l'inventaire faune et flore, Solveig sur les études environnement,
Karine sur les études d'impact des grands projets d'infrastructure
et leur planification.
Ensemble, ils avaient déjà acquis une grande autonomie dans
la conduite de projet, et des profils complémentaires. Lorsque
l'entreprise a procédé à des licenciements économiques,
ils ont saisi l'occasion pour créer leur propre entreprise.
" En réalité, il n'y a que le risque financier que
nous n'avions pas à assumer auparavant. "
L'appui d'un réseau : efficace et sécurisant
Intéressés par le statut SCOP, connu grâce à
la rencontre de confrères travaillant en coopérative, les
trois porteurs de projet ont contacté l'Union Régionale
des SCOP. Partant sur des bases solides, le montage du projet a pu être
efficace, et réalisé en un mois. Un financement a été
obtenu, doté pour un tiers par SOCODEN, société financière
du Mouvement coopératif, pour deux tiers par le Crédit coopératif
avec une garantie de la plateforme d'initiative locale RDI.
Mosaïque Environnement est née le
1er avril 1998
" La première année nous a demandé un très
gros investissement personnel, il fallait se faire connaître. Mais
c'était en même temps une période d'euphorie. Et puis
le suivi de l'Union Régionale était très sécurisant.
" Aujourd'hui, la SCOP emploie 6 salariés et réalise
265 K€ de chiffre d'affaires.
DAMI
Matériel et
services informatiques, à Tournon (07)
Reprise d'une entreprise en difficulté par ses salariés
DAMI
est une société réputée dans les services
informatiques à Tournon, Valence et Montélimar, forte d'une
expérience de 12 ans. Surgissent des problèmes financiers
et bientôt, la solution de reprise de l'entreprise par ses salariés,
sous statut SCOP, apparaît être le bon choix.
Laurent Plantin, nouveau gérant de DAMI, se souvient : "l'idée
de passer de salarié à actionnaire nous a tout d'abord laissé
bouche bée, mais l'équipe était motivée. Nous
nous sommes impliqués dans toutes les étapes de la reprise
pour défendre notre projet, y compris auprès de nos clients,
dont beaucoup nous ont encouragé".
Deux mois pour boucler le projet de reprise
AGF SCOP a d'abord pour rôle de conseiller les repreneurs, et de
les aider à bâtir un projet viable. DAMI s'est donc recentré
sur ses locaux historiques de Tournon, et a conservé 10 des 24
salariés. Les 6 associés, moins de 30 ans en moyenne, ont
en outre réuni chacun entre 3.000 et 4.500 € pour financer
le projet et lever les capitaux nécessaires.
"Tout a été fait pour
faciliter la reprise"
Après le dépôt de bilan, tout va très vite.
L'Union Régionale des SCOP accompagne les repreneurs, et coordonne
l'action de ses partenaires, en collaboration avec les différents
acteurs institutionnels.
"Le Tribunal de commerce et l'administrateur judiciaire ont joué
le jeu pour que l'activité se poursuive sans interruption. AGF
SCOP nous est apparue comme un chef d'orchestre : ça nous a permis
de faire des choses que l'on aurait pas pu faire seuls".
Financements mobilisés :
Prêt participatif
SOCODEN, outil du Mouvement coopératif : 45 K€
Prise de participation
par SEP : 7,5 K€
Prise de participation
au capital par la SCOP Alma (38) : 7,5 K€
Prêt d'honneur
par la Plateforme d'initiative locale Ardèche Nord Initiative :
15 K€
Garantie France
Active via la Plateforme d'initiative locale IEDV : 29 K€
Apport France
Active par son FCPIE : 28 K€
Fonds 1001 Talents
: 10 K€
Complément
du Conseil Général de l'Ardèche : 5 K€
Prêt Crédit
Coopératif : 22,5 K€
Prêt Caisse
d'Epargne : 22,5 K€
Subvention EDEN
aux 6 associés salariés : 36,5 K€
Chéquiers
Conseil accordés par la Préfecture de l'Ardèche.
DAMI existe sous statut SARL SCOP depuis décembre
2002. Son activité est déjà au-dessus du prévisionnel
établi pour la reprise.
GRAPE
Innovations
Formation, recherche et conseil pour le secteur
de la petite enfance, à Lyon (69)
Transformation d'association en SCOP
Distinguée
en 2002 par le Trophée des Jeunes créateurs de la CGPME,
la société coopérative GRAPE Innovations illustre
par son parcours la cohérence du cadre de la coopérative
avec un projet porté par une équipe.
Avec neuf salariés permanents, dont 7 associés,
GRAPE Innovations est spécialisée dans les activités
de formation, recherche et conseil pour le secteur de la petite enfance.
Un secteur où les structures d'entreprises sont rares, et où
GRAPE Innovations, nouvelle société coopérative créée
en 2000, fait figure d'exception.
Pourtant, le choix de ce statut, la nouvelle équipe le ressent
comme très exactement adapté à son projet. Un projet
qui vise à développer les complémentarités
pour créer l'innovation.
Créée en 1978 sous forme associative,
l'équipe a développé depuis lors un savoir faire
reconnu, expressément dédié "à l'amélioration
des conditions de vie et d'accueil des jeunes enfants". Le fonctionnement
privilégie la complémentarité d'approches extrêmement
diversifiées : à côté des spécialistes
petite enfance, psychologues, sociologues, architectes, artistes, philosophes,
enrichissent l'approche des problématiques, et créent l'innovation.
Mais dans l'association, des difficultés, liées à
des problèmes de gestion, surviennent, en 97, puis à nouveau
en 2000.
Réalisme économique et cohésion
Avoir su faire preuve de réalisme économique
et de cohésion, tels sont les ingrédients qui ont permis
à l'équipe de réussir.
Pour Catherine GILLIOZ, gérante de la société, cet
équilibre a été trouvé naturellement dans
le cadre du statut de coopérative, qui est apparu comme tout à
fait approprié lorsqu'il s'est agi de faire la reprise de l'association.
Analyse des erreurs passées, et des points forts à conserver,
nouvelle structuration de l'équipe et de l'offre de services, mise
en place d'outils de gestion : les grandes lignes du nouveau projet ont
été rapidement mises en place, avec la contribution de chacun,
permettant à la nouvelle structure de démarrer en janvier
2001. 18 K€ étaient alors apportés par les associés,
complétés par des prêts à hauteur de 43 K€.
18 mois après, la nouvelle structure a fait ses
preuves : objectifs de chiffre d'affaires tenus pour le premier exercice,
prévision de hausse de 10 % pour le second, et quasi doublement
des effectifs permanents depuis la création.
La pluri-disciplinarité a été maintenue,
et la capacité d'innovation est régulièrement stimulée
par les activités d'étude et de recherche pour le compte
des collectivités locales. Aujourd'hui de nouvelles pistes s'ouvrent
auprès des professionnels du soin pour l'accompagnement des enfants
en situations difficiles.
La
coopérative d'emploi et d'activité
Pour les entrepreneurs
isolés et les porteurs de projet :
Une solution pour tester et développer son activité
Christophe Guguen, responsable
export à temps partagé
Entrepreneur salarié chez AXALP (74)
Fort de son expérience de responsable export
dans plusieurs sociétés, Christophe Guguen souhaitait créer
sa propre activité en indépendant, tout en conservant son
statut de salarié. Son projet : un service export international
pour plusieurs sociétés.
"La coopérative d'emploi et d'activité
permet de se concentrer sur son métier"
Christophe Guguen est depuis un an chez AXALP. Il a
pu, après une courte phase de test, développer son activité
auprès de clients Américains, Canadiens, Belges, Néerlandais,
Luxembourgeois et, plus anecdotiquement, Japonais. La coopérative
d'emploi et d'activité correspondait exactement à ce qu'il
recherchait : un statut de salarié, la possibilité de mener
son affaire en solo, un cadre convivial, et le confort de se délester
de l'aspect administratif, comptable et juridique de son activité.
Une structure qui lui "permet de se concentrer sur son métier"
: il travaille aujourd'hui pour 4 fromageries et réalise un chiffre
d'affaire de 5000 € par mois, comprenant le service d'animation et
de prospection commerciale, ainsi que les commissions sur les ventes.
Gauthier Fournel, charpentier
menuisier
Entrepreneur salarié chez SMTS (38)
A 26 ans, Gauthier Fournel a déjà bien
roulé sa bosse. Il a travaillé dans 11 entreprises d'ébénisterie
ou de charpente, et s'est associé un moment dans une société
de pose de cuisine intégrée. C'est chez SMTS qu'il a trouvé
le cadre qui lui convient : depuis un an, il prend son autonomie progressivement,
une indépendance qu'il recherche depuis longtemps.
Un cadre pour apprendre, et pour envisager l'avenir
"Ce que je trouve chez SMTS : je fonctionne
comme un artisan, mais avec un statut de salarié, et des services
de gestion," résume Gauthier Fournel. Pour l'heure, il
travaille avec Olivier Schulz, charpentier zingueur et entrepreneur salarié
de la coopérative d'emploi et d'activté. Avec lui, il apprend
à gérer l'aspect commercial d'une activité autonome.
Gauthier travaille sur les chantiers d'Olivier, et inversement. Progressivement,
Gauthier se fait un nom, une clientèle, et poursuit son rêve
: développer une activité d'ébéniste d'art
à côté de son activité charpente. Pouvoir partager
son temps sur les activités qui lui plaisent, voilà un autre
avantage qu'il trouve dans la formule coopérative d'emploi et d'activité.
|