| La
coopérative, une autre façon d'entreprendre
L'entreprise coopérative, définition
Les Sociétés
Coopératives de Production - SCOP - sont des sociétés commerciales.
Elles vivent et se développent dans le secteur concurrentiel classique.
Leur originalité : les salariés sont les actionnaires majoritaires
de leur entreprise. Ensemble, et chacun avec un poids égal, les salariés
associés ou actionnaires décident des grandes orientations et élisent
les dirigeants qui vont piloter leur entreprise.
Entreprendre en coopérative, c'est entreprendre ensemble, autrement.
C'est privilégier un fonctionnement participatif en interne et
pouvoir se développer dans un réseau de solidarités .
C’est aussi bénéficier des services apportés
par l'Union Régionale et les fédérations professionnelles,
ainsi que des outils de financement propres au Mouvement Coopératif.
Les principes qui
fondent les coopératives sont apparus au XIXème siècle. Ils
conservent aujourd'hui une grande modernité : mutualisation des moyens,
fonctionnement démocratique, accession à la responsabilité
et à l'initiative économique. En un mot : mettre
les hommes et les femmes au coeur de l'entreprise.
 L'essentiel
Une entreprise coopérative est une société
commerciale de type SA ou SARL dont les salariés sont les actionnaires
majoritaires.
Que l'entreprise soit constituée
en SCOP SA ou SCOP SARL, dans tous les cas :
Chaque associé salarié dispose d'un poids
égal à celui des autres - Tout salarié peut devenir
associé après une période de probation et avec l'accord des
associés existants - Chaque associé salarié de la coopérative
dispose d'un droit de vote lors des assemblées.
- Ensemble, les associés salariés ont toujours la majorité.
- En revanche, depuis la loi de modernisation de 1992, les associés extérieurs
peuvent détenir (ensemble) jusqu'à 35% des droits de vote (49% si
l'associé extérieur est une société coopérative).
Cette disposition vise à élargir les possibilités de partenariat
avec d’autres entreprises.
Les bénéfices sont répartis en 3 parts :
- une part entreprise : les réserves (au minimum
16 %) - une part salariés : la participation (au minimum 25 %)
- une part capital : les dividendes (au maximum 33 %)
Le
traitement fiscal du résultat est fonction des choix opérés
par les associés dans le cadre des règles données.
Les réserves sont destinées à
garantir l'indépendance et la pérennité de l'entreprise
coopérative
Constituant le patrimoine commun de l'entreprise, elles ne pourront être
partagées (principe des réserves impartageables).
En conséquence, un associé qui quitte l'entreprise coopérative
peut demander le remboursement de ses parts sociales, mais ne peut revendiquer
sa part de réserves.
Le dirigeant, élu par les associés (Sarl)
ou désigné par le Conseil d'administration (SA) pour exercer la
direction de l'entreprise, a un statut de salarié. Il exerce
l'autorité et gère l’entreprise au quotidien. Il doit rendre
compte de sa gestion lors des assemblées d'associés.
Voir
le tableau comparatif des statuts. Fonctionnement
de l'entreprise coopérative : une identité forte

Une entreprise compétitive Comme
toute entreprise, la coopérative aura besoin de s'inscrire de façon
compétitive dans son marché, de gérer sa rentabilité
et son financement. Cependant les entreprises coopératives possèdent
une identité forte et originale qui se traduit par les aspects suivants :
Participation (Petit Larousse : coopérer
= participer) Les salariés et les associés
participent aux résultats et aux performances économiques.
Les associés participent également à la constitution du capital,
de manière progressive. Ils participent à la définition
du projet et aux choix d’orientation de l'entreprise.
Démocratie dans l'entreprise Les
salariés associés élisent parmi eux leurs mandataires (gérants,
administrateurs ou PDG), chargés de la direction et de la gestion quotidienne
de l'entreprise. Dans la pratique, la nomination directe (SARL) ou indirecte
(SA) du dirigeant par les associés salariés entraîne une nature
plus équilibrée des relations entre les dirigeants et les salariés.
Dans une coopérative, le dirigeant exerce le pouvoir hiérarchique,
mais il sait que les droits et les devoirs sont réciproques : lui
aussi doit rendre des comptes à la collectivité des associés,
et par conséquent aux salariés.
Initiative et responsabilité L'accès
à l'initiative et à la responsabillité dans le domaine économique
constitue l'un des objectifs centraux de la coopérative. Participation
aux décisions, promotion de l'initiative et de l'autonomie, accès
à l'information et à la formation sont dès lors indispensables
pour garantir l'efficacité de la coopérative tant sur le plan humain
que sur le plan économique.
Echanges et solidarité En
coopérative, vous n'êtes pas seul. La solidarité entre les
salariés associés (également appelés coopérateurs)
est fortement présente dans la coopérative, toutefois elle ne s'y
limite pas. La solidarité avec les autres entreprises se matérialise
en particulier par leur inscription dans les réseaux coopératifs :
Unions Régionales, Confédération Générale des
SCOP (niveau national), et Fédérations Professionnelles. Elle se
traduit notamment par leur participation à des dispositifs de mutualisation
pour financer la création ou le développement d'autres entreprises
coopératives. .

Profil type
En Rhône-Alpes, la coopérative
moyenne présente les caractéristiques suivantes :
| Chiffre d'affaires : 450 M€ |
| Résultat d'exploitation : |
| Répartition du résultat : |
| | - Réserves :
39 % | | | - Participation
: 42 % | | | -
Dividendes : 19 % | | | |
| Ensemble, les 296 entreprises coopératives
de Rhône-Alpes totalisent : |
| |
- 4600 salariés |
| |
dont 2254 associés |
chiffres extraits de la Centrale
des Bilans année 2008
|