« Ce n’est pas une économie à part, c’est une part de l’économie. »
Une centaine de personnes se sont retrouvées, ce 26 janvier 2026, à l'Hôtel de Région, pour questionner collectivement le rôle des Coopératives d’Activité et d’Emploi (CAE) face aux réalités de l’entrepreneuriat aujourd’hui : précarité des parcours, besoin de sécurisation, ancrage territorial, coopérations entre acteurs.
A l'occasion d'une table ronde dédiée, les intervenant·es et entrepreneur·es ont échangé sur le cadre à la fois sécurisant et respectueux de la liberté d’entreprendre que proposent les Coopératives d'Activité et d'Emploi :
Sandrine Barrière, présidente d'Appuy Créateurs, administratrice de l'Urscop,
Guy Babolat, membre du CESER, ancien président de l’Urscop,
Cécile Calpéna, cogérante de la CAE Natura Scop, administratrice de l'Urscop,
Didier Latapie, vice-président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat du Rhône,
Graziella Dijoux-Chanseaume, entrepreneur-salarié chez Appuy Créateurs,
Ludovic Biais, entrepreneur-salarié chez Oxalis Scop,
Luc Rochon : entrepreneur-salarié chez Arcoop.

Une modèle en expension
L'occasion pour ces intervenant·es de rappeler que notre région, qui a vu naître l'expérimentation il y a 30 ans, constitue aujourd'hui le 1er réseau régional de CAE en France. Nous dénombrons ainsi en Auvergne-Rhône-Alpes 33 CAE, qui accueillent et accompagnent plus de 2 500 entrepreneur·es, pour un CA cumulé de plus de 87 millions d’euros. En 2024, 465 nouveaux entrepreneurs ont été accueillis, dont 70% en recherche d’emploi, sur tous les secteurs d’activités : artisanat, BTP, service à la personne, vente… Ces entrepreneur·es correspondent à des profils divers : jeunes, femmes, personnes en reconversion, seniors, publics éloignés de l’emploi qui trouvent dans ces coopératives un lieu d’appui, de coopération et d’échange.
Un ancrage fort dans les territoires
Véritables outils de développement local, les CAE maillent l’ensemble du territoire régional. En étant au cœur des bassins de vie, elles contribuent non seulement à la création d’emplois non délocalisables, mais aussi au maintien et au développement de services utiles à la population, tout en redonnant une chance à des personnes éloignées de l’emploi.
Au sein des CAE, la mutualisation permet une solidarité entre entrepreneurs urbains et ruraux, au bénéfice de l’équilibre territorial.
Un réseau de partenaires engagés pour l'emploi
Cette expérimentation n’aurait bien sûr pas pu voir le jour sans le soutien constant de la Région, de l'Europe et du Fonds Social Européen, ni sans l’engagement de nombreux partenaires : France Travail, les réseaux consulaires, les acteurs de la création d’entreprise, les structures de l’ESS, les agents de développement, ainsi que les collectivités territoriales.
À travers ces témoignages d’entrepreneur·es salarié·es, les regards croisés des CAE et de leurs partenaires, une conviction forte s’est dégagée : face aux incertitudes de l’auto-entrepreneuriat, aux parcours souvent précaires et à l’isolement des créateurs, il nous faut accompagner celles et ceux qui souhaitent entreprendre en créant des cadres collectifs qui sécurisent et qui relient !
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